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L’Amour!

En 1496, le Pape Alexandre VI, considéré comme celui qui a inventé la Saint Valentin, a consacré la Saint-Valentin à la fête des amoureux. Le but des célébrations du 14 février était de permettre aux célibataires de rencontrer leur âme sœur. Déjà fin janvier, et bientôt, toutes les vitrines vont se fleurir de cœur annonçant de façon intempestive la Saint-Valentin, vous ne pourrez pas y échapper, fleuriste, chocolatier, tout vient pour vous dire ET TOI ?. Toutes ses fêtes qui viennent peut-être rappeler à certaines, certaines leur solitude (Fête des pères, mères, grands-mères…), qui viennent nous interroger sur notre position sociale, familiale, culturelle.

Peut-on vivre sans amour, les très jeunes enfants privés totalement d’affection et de contacts affectifs, peuvent aller dans la dépression et voir même se laisser mourir. L’attachement, notre capacité d’être en relation, est fonction de ce que nous avons vécu enfant, que ce soit avec nos parents, ou les personnes chargés du prendre soin physique et émotionnel.

Aimer, et être aimé occupe une part et une place importante dans notre vie. 

Le Docteur Olivier Soulier disait « J’ai toujours pensé que l’amour est pour chacun de nous au cœur de la guérison. le but de la vie est de grandir dans la conscience et d’épanouir ses dons, pour apporter à l’humanité et à soi notre accomplissement ».

Qu’il s’agisse de faire couple,  de vivre un célibat choisi ou subi, d’avoir des relations amoureuses  multiples,  la situation affective et amoureuse questionne souvent autour de schémas répétitifs insatisfaisants, transmis de générations en générations. Ainsi dans l’inconscient familial se jouerait il des mécanismes à l’œuvre, qui permettrait d’éclairer des blocages ou de problématiques dans votre vie affective ?.. 

Déjà adolescent ou jeune adulte, quel regard portiez-vous sur la relations de vos parents. Était-ce un couple amoureux? Comment fonctionnait leur couple? Quelles sont les croyances transmises au sujet des femmes, des hommes? Par exemple, peut-on s’appuyer sur un homme? Ceux-sont-ils comme des enfants? Toutes les femmes de ma famille finissent par se séparer….et ainsi de suite, la liste peut être longue.

Nous avons pu développer des croyances limitantes telles que : « L’Amour fait souffrir », « Toutes mes précédentes relations ont été des échecs », « J’attire toujours le même profil », « Il ou elle est trop bien, ce n’est pas pour moi », « les vraies histoires d’amour ce n’est pas pour moi, c’est juste dans les contes de fées » « Je ne trouverais jamais personne de mieux ».

La première fois, que vous avez senti des papillons dans le ventre, le cœur, ou autre, qu’avez-vous ressenti la première fois que vous avez croisé le regard de celui ou celle, qui va marquer votre première relation qui aboutira ou pas. Restera-t-il un prince charmant ou une princesse charmante pour toute votre vie malgré d’autres relations? Peut-être que cette personne a des traits physiques ou émotionnels avec une personne de votre famille ou de votre entourage?

Ainsi avec tous vos ressentis, nous irons explorer, les synchronicités, votre arbre généalogique. Cet arrière grand père par exemple,  pendant la guerre incorporé dans l’armée française pour prendre part à ce qui va devenir la Grande Guerre, prisonnier dès le début du conflit, il est envoyé comme main-d’œuvre dans une ferme ennemie. Il prendra ainsi la place de son opposant, dans les travaux des champs mais aussi dans le cœur de l’épouse restée à la ferme…Revenant après la libération dans sa famille, une partie de lui sera restée là-bas, n’en parlant à personne, peut-être laissant même un enfant de lui. C’est l’histoire peu commune d’un amour interdit entre un prisonnier de guerre et une felle allemande. 

Ou comme par hasard, recherchant les actes de mariage, cet homme ou cette femme se mariant à 30 ans, on découvre qu’il y a eu une autre relation avant , mais que de cette relation est morte femme et enfant. La deuxième épouse porte le même prénom que la première.

Que faire ? Ai-je eu un attachement sécure ou insécure dans mon enfance, ainsi ensemble nous pourrons repérer les comportements mis en place pour empêcher toute relation affective d’aboutir. Apprendre à reconnaître les  comportements négatifs, identifier les pensées négatives envahissantes, est un premier vers une relation saine avec soi-même et aussi avec son partenaire.

Dominique Mathey

Dominique Mathey
 

Thérapeute Psychocorporelle

Psychogénéalogie – Constellation familiale et systémique –  Signatures fréquentielles – Aromathérapie Quantique – E.F.T  –
Séances – Ateliers

06.14.35.77.43

https://www.notre-voix-interieure.fr/

Être aimé – Victor Hugo

Écoute-moi. Voici la chose nécessaire :
Être aimé. Hors de là rien n’existe, entends-tu ?
Être aimé, c’est l’honneur, le devoir, la vertu,
C’est Dieu, c’est le démon, c’est tout. J’aime, et l’on m’aime.
Cela dit, tout est dit. Pour que je sois moi-même,
Fier, content, respirant l’air libre à pleins poumons,
Il faut que j’aie une ombre et qu’elle dise : Aimons !
Il faut que de mon âme une autre âme se double,
Il faut que, si je suis absent, quelqu’un se trouble,
Et, me cherchant des yeux, murmure : Où donc est-il ?
Si personne ne dit cela, je sens l’exil,
L’anathème et l’hiver sur moi, je suis terrible,
Je suis maudit. Le grain que rejette le crible,
C’est l’homme sans foyer, sans but, épars au vent.
Ah ! celui qui n’est pas aimé, n’est pas vivant.
Quoi, nul ne vous choisit ! Quoi, rien ne vous préfère !
A quoi bon l’univers ? l’âme qu’on a, qu’en faire ?
Que faire d’un regard dont personne ne veut ?
La vie attend l’amour, le fil cherche le nœud.
Flotter au hasard ? Non ! Le frisson vous pénètre ;
L’avenir s’ouvre ainsi qu’une pâle fenêtre ;
Où mettra-t-on sa vie et son rêve ? On se croit
Orphelin ; l’azur semble ironique, on a froid ;
Quoi ! ne plaire à personne au monde ! rien n’apaise
Cette honte sinistre ; on languit, l’heure pèse,
Une maîtresse, c’est quelqu’un dont on est maître ;
Ayons cela. Soyons aimé, non par un être
Grand et puissant, déesse ou dieu. Ceci n’est pas
La question. Aimons ! Cela suffit. Mes pas
Cessent d’être perdus si quelqu’un les regarde.
Ah ! vil monde, passants vagues, foule hagarde,
Sombre table de jeu, caverne sans rayons !
Qu’est-ce que je viens faire à ce tripot, voyons ?
J’y bâille. Si de moi personne ne s’occupe,
Le sort est un escroc, et je suis une dupe.
J’aspire à me brûler la cervelle. Ah ! quel deuil !
Quoi rien ! pas un soupir pour vous, pas un coup d’œil !
Que le fuseau des jours lentement se dévide !
Hélas ! comme le cœur est lourd quand il est vide !
Comment porter ce poids énorme, le néant ?
L’existence est un trou de ténèbres, béant ;
Vous vous sentez tomber dans ce gouffre. Ah ! quand Dante
Livre à l’affreuse bise implacable et grondante
Françoise échevelée, un baiser éternel
La console, et l’enfer alors devient le ciel.
Mais quoi ! je vais, je viens, j’entre, je sors, je passe,
Je meurs, sans faire rien remuer dans l’espace !
N’avoir pas un atome à soi dans l’infini !
Qu’est-ce donc que j’ai fait ? De quoi suis-je puni ?
Je ris, nul ne sourit ; je souffre, nul ne pleure.
Cette chauve-souris de son aile m’effleure,
L’indifférence, blême habitante du soir.
Être aimé ! sous ce ciel bleu, moins souvent que noir,
Je ne sais que cela qui vaille un peu la peine
De mêler son visage à la laideur humaine,
Et de vivre. Ah ! pour ceux dont le cœur bat, pour ceux
Qui sentent un regard quelconque aller vers eux,
Pour ceux-là seulement, Dieu vit, et le jour brille !
Qu’on soit aimé d’un gueux, d’un voleur, d’une fille,
D’un forçat jaune et vert sur l’épaule imprimé,
Qu’on soit aimé d’un chien, pourvu qu’on soit aimé !
À découvrir sur le site https://www.poesie-francaise.fr/victor-hugo/poeme-etre-aime.php